le blog de nin'

ma petite vie en quelques mots...

17 mai 2006

99 francs, ca fait combien en dragibus ?

Aujourd'hui j'ai lu un livre.
Si, si, je suis sortie même après avoir attendu quinze (j'exagère) plombes les EDFmen qui ne se sont pas pointés.

Même que je suis allée prendre l'air, que j'ai respiré la pollution, que j'ai regardé paris et la tour eiffel, que j'ai écouté les deux albums des wriggles sur mon beau MP3 que j'aime que sans lui je ne suis rien qu'une pauvre fille habillée en version bariolée sans même des écouteurs branchés sur les Noreilles.

Et oui, pleine d'énergie que j'étais et pour combattre ma flemmingite aiguë, je suis SORTIE.
[applaudissements dans la salle]
Je suis sortie avec un livre.

99F, aujourd'hui renommé 14.99 €. Frédéric Beigbeder mesdames et messieurs.
Ne me regardez pas avec cet air contrit, il traînait sur la pile de la bibliothèque de la chambre des parents, et j'en ai trop entendu parler [du livre et de son auteur], j'ai trop entendu toutes les opinions possibles sur ce bouquin que je me suis dit "ma brave fille, fais toi ta propre opinion"

Car oui, me faire ma propre opinion, j'aime bien.
Ainsi, pleine de bonnes intentions, dans un parc sur un banc public, j'ai lu.
Pouf. D'un coup. C'est dire si mes vacances sont top fun délires trop kewl lol kikoo mdr.

Bon, l'opinion est faite. C'est un point positif. Un des seuls d'ailleurs.
Parce que pour tout vous dire, ca ne m'a pas plu. Version : du tout.
Le mec qui est riche qui bosse comme un fou en vivant sur de la cocaïne, c'est lisible voire mieux quand c'est du Bret Easton Ellis.
Mais écrit par un mec qui ne semble pas avoir de talent pour l'écriture [pourtant, je n'avais pas détesté Windows On The World ], qui tente de nous choquer avec des phrases toutes faites, version : "je suis un connard, je me déteste, mais je suis fier d'être un connard", ça c'est trop me demander.

«Tout s'achète: l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi. J'écris ce livre pour me faire virer»
C'est le début du livre. En soi, je ne dis pas non.
Le problème, c'est que Beigbeder tente de justifier ces propos pendant les 270 pages suivantes , à coup de grands slogans et de phrases toutes faites.
Une métaphore filée pendant les 5 premiers chapitres comparant la société surmédiatisée au troisième Reich, prenant appui sur tous les slogans biens connus de Goebbels... A donner la nausée.

Un mec qui croit que la vulgarité va choquer et lui permettre de vendre son bouquin dont on nous a tellement rebattu les Noreilles, qui décrit un monde que d'autres ont décrit avant lui [et tellement mieux !], un mec qui critique la société de consommation et de la médiatisation, alors que ce roman a eu droit à un tel battage médiatique...

Ce livre est un pamphlet contre les compagnies de pub qui nous escroquent en nous vendant des bouts de rêves, c'est ce qu'on nous explique en long en large en travers et en plusieurs couches s'il vous plaît madame.
Je me dis juste qu'énoncer des vérités, mélanger ça avec vulgarité en une histoire sans queue ni tête, ca ne fait pas un roman. Encore moins un bon.
14.99€. Heureusement que ce n'est pas moi qui les ai dépensés.

Vous vous rendez compte le nombre de dragibus que je me serait offert à la place ?!

Posté par la nin o pudding à 17:22 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Hier, j'ai fait mon grand carton.
Parce qu'hier, j'ai fait le grand ménage.
Celui-qu'on-ne-fait-qu'une-fois-par-an.

J'ai ma méthode. (patapé Lalaith, c'est pas la même que toi!)

Matériel nécessaire :
* une chambre pas trop en bordel où j'entasse des choses depuis trop d'années.
[tous les tickets de cinéma, tous les programmes de cinéma, des photos, même des fringues qui ne me vont plus mais que je les aime et que j'y attache des souvenirs]
* une méchante envie de faire le vide.
* des boîtes à chaussures, des cartons des boîtes.
* des sacs plastocs. [poubelle power]
* une volonté farouche de jeter certains souvenirs qui ont perdu leur sens.
* une valise
*une feuille blanche.

Marche à suivre :
prendre le premier tiroir du bureau en haut à gauche.
Répartir selon plusieurs critères dans les endroits au préalable attribués :
* poubelle,
* carton [on écrit en gros au marqueur son nom, l'année des souvenirs correspondant, la date de fermeture du carton et de son exil au grenier ou il attendra que je réouvre surement dans quelques années [dans mon grenier dorment un carton par année de scolarité, maternelle non comprise]],
* sac-que-je-donne-à-mon-papa-qu'il-en-fasse-ce-qu'il-veut [au hasard : des dizaines de stylos qui marchent encore, un serre livre célibataire, des cahiers que je n'ai jamais eu le courage de commencer],
* boîte à chaussure [documents officiels, sujets de concours]
* boîte à chaussure bis [photos, souvenirs qui font encore un peu mal au coeur]
* pochettes [avec dedans tous les documents que j'ai gardé durant l'année, par ordre chronologique]

Mettre les affaires dites à garder dans le carton.
Recommencer l'opération n-1 fois, avec n le nombre total de tiroirs.

Faire un tri équivalent avec tous les autres meubles [au nombre de 1]

Faire un carton de livre à mettre dans la bibliothèque du grenier parce que la mienne est tellement pleine que j'ai fait des petits tas de livres le long du mur. [ne pas se méprendre, le choix des livres à envoyer au grenier est très difficile, et entraîne parfois de relevades très tard dans la nuit pour aller récupérer un bouquin qu'on ne veut pas voir s'éloigner]

Faire le tri des fringues.
Rapide.
C'est pas dur, les fringues que je mets sont sur mon lit. Les autres sagement pliés dans l'armoire.
Mettre les fringues renvoyées dans la valise.
Se débarasser de la valise à la prochaine brocante [étape non encore réalisée]

Remettre la pile de CD dans le bon sens. AVEC chaque CD dans sa boîte. [long et fastidieux ^^]
Appeler cet élèment si mangeable et farpait nommé pudding, pour lui proposer une pièce de théâtre.
L'entendre accepter.
Partir de chez soi les oreilles encore trempées, du dentrifice sur la joue, pas coiffée, mais heureuse.

La chambre est vide, la tête aussi.
Tout ca pour une pièce sur la serbie en temps de guerre, [ouhou, je suis le Brrrroyeur ! B, il me fait peur lui ...] des patates sautées, du jambon, de la macadamia nut brittle, des fraises.
pour rencontrer Marine, faire surchauffer la voiture, moteur coupé sur le parking, fenêtres ouvertes, par trois filles in Ze Wind qui se marrent [il a fallu que je désembue pour pouvoir redémarrer ^^].

Refuser une fin de soirée DVD.
Rentrer chez soi.
sursauter devant un texto.
[message perso : soeur n°3 partie avec la tuture a 7h ce matin, pas pu chercher OGM]

Bon les filles, on se la fait quand cette soirée SalSa ?

Je voudrais toujours être en vacances, suspendue au milieu de l'agitation permanente qui excite tous ces gens dehors. Manger des chocopops en regardant le monde à travers la nouvelle fenêtre de ma chambre remise à neuf.
La fenêtre est nouvelle, le regard qui la traverse ce matin le semble aussi.


"Et la feuille blanche ?" demanderont les plus curieux d'entre vous.
La feuille blanche, c'est pour noter tout ce que j'emmènerai quand je partirai.
Pourquoi on ne peut pas emmener les gens ? hin ?

Posté par la nin o pudding à 12:44 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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