27 mai 2006

'Baby'

C'est la fin de l'été. Larkin, ses parents, sa grand-mère, et son ami Lalo regardent partir le dernier ferry pour le continent.
A partir de maintenant, l'île leur  appartient à nouveau, à eux et aux autres insulaires. Pourquoi cette année, ressentent-ils ce moment ocmme un abandon ?

Est ce à cause de ce drame récent dont personne ne parle, mais qui occuppe l'esprit de chacun ?
"il faudrait que quelque chose de nouveau et d'excitant arrive" dit Byrd.
Le destin la prend au mot. Posé sur les gravillons de l'allée qui mène à leur maison, il y a un panier.
Dans ce panier, il y a un bébé qui pleure.

"Voici Sophie, elle a presque un an. Par pitié, gardez-la. Je reviendrai la chercher un jour. Je l'aime." dit le message.
C'est le début d'un bonheur qui porte en lui même sa fin.

C'est peut être une chance.



Ce livre parle de la difficulté de faire le deuil, du départ, et de l'importance des mots.
Parce qu'avec des mots, on peut dire ce qui est en nous, on peut exprimer les sentiments et faire partager sa douleur.
Ce livre est plein de poésie, plein de douleur, mais aussi plein d'un bonheur toujours fugace.
Patricia Mac Lachlan réussit à faire passer à travers des phrases simples ou quelques vers ce que je n'ai jamais réussi à dire.

I am not resigned to the shutting away of loving hearts in the hard ground.
So it is, and so it will be, for so it has been, time out of mind:
Into the darkness they go, the wise and the lovely. Crowned
With lilies and with laurel they go; but I am not resigned.

Dirge without Music
Edna St. Vinvent Millay

Posté par la nin o pudding à 12:44 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur 'Baby' C'est la fin de l'été. Larkin, ses

    puisque tu es une pure bilingue, nin', pourrais-tu traduire ta citation pour les handicapés des langues étrangères dans mon genre ?

    Posté par tirui, 30 mai 2006 à 23:21 | | Répondre
  • demandez, c'est trouvé...


    Je ne me résigne pas à enfermer les coeurs aimants dans le sol froid et dur.
    C'est ainsi et ainsi cela sera, car toujours cela fut, d'aussi loin que l'on puisse se souvenir.
    Dans l'ombre ils s'en vont, les sages et les tendres.
    Couronnés de muguets et de lauriers ils vont; mais je ne me résigne pas.

    [comment ca j'ai recopié la version de l'édition française ^^ ?]

    Posté par nin', 31 mai 2006 à 16:19 | | Répondre
  • je préfère la version de l'édition française
    [comment ça je fais du racisme anti langues étrangères...]

    "couronnés de muguet et de lauriers", "sages et tendres", fais-moi penser à montrer ça en photo. J'ai justement.

    Posté par tirui, 03 juin 2006 à 01:03 | | Répondre
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